Enseignement public : Combattre
pour le Socialisme informe
Nous
avons reçu ou pris connaissance des motions suivantes que nous portons à la
connaissance de nos lecteurs
Adresse aux directions des organisations syndicales
SNES, FSU, FO, CGT, adoptée par les enseignants réunis à l’initiative de la
section SNES du lycée Bristol de Cannes
Nous vous donnons un mandat clair :
- Rejetez de manière pure et simple le rapport Thélot.
- Ne participez pas à la concertation sur la loi d’orientation.
Personne ne peut sérieusement soutenir que de ce gouvernement ni que de cette majorité parlementaire pourrait surgir une loi favorable à l’enseignement public.
Le gouvernement doit être affronté et défait, le mandat que nous vous donnons est de rejeter le budget 2005 et d’organiser une véritable mobilisation centrale nationale contre l’adoption d’un tel budget.
Pour : 22
Contre : 0
Abstention : 1
Motion adoptée le 5 octobre 2004.
Adresse publique aux directions des organisations
syndicales adoptée par les enseignants du lycée Sidoine Apollinaire de
Clermont-Ferrand (Puy de dôme)
Le pré-rapport
Thélot prépare la loi d’orientation qui doit être soumise au Conseil des
Ministres de décembre 2004 pour adoption à la session de printemps.
Ce pré- rapport annonce un
coup terrible contre l’enseignement public, le droit à l’instruction de la jeunesse
et le statut des personnels.
Il
prévoit qu’une partie importante des collégiens verraient l’enseignement réduit
au “ socle fondamental ” (mathématiques, français, anglais de
“ communication ”, techniques de communication, “ civilité ”).
Il programme donc pour les collégiens la suppression de l’enseignement des
matières scientifiques, des autres langues que l’anglais, de l’histoire-géographie, de l’éducation physique, des arts. Ne
parlons pas des options telles les langues anciennes par exemple.
Il
généralise l’alternance avec le statut de lycéen professionnel qui devra faire
un travail productif en entreprise, ce qu’implique la rémunération proposée par
Thélot.
Il
affirme vouloir en finir avec la “ survalorisation des diplômes ”. La
commission d’évaluation de la Fonction Publique présidée par Francis MER,
ancien PDG de Sacilor, ancien ministre propose de
diminuer le coût de l’enseignement par la suppression massive d’épreuves
d’examen.
Il
explique que l’économie aura de plus en plus besoin d’une main-d’œuvre sans
qualification pour laquelle l’essentiel n’est pas l’acquisition du savoir mais
les “ compétences comportementales ”
Il
programme l’ignorance et la déscolarisation.
Pour
cela il faut détruire notre statut, notre qualification d’enseignants visant à
transmettre un savoir disciplinaire.
Le
pré-rapport Thélot prévoit la polyvalence des
professeurs, leur flexibilité. Les remplacements des professeurs absents
doivent être assurés dans les 48 heures par les collègues de l’établissement de
la matière ou d’une autre matière.
Après
la suppression de la catégorie des MI SE, il prévoit que les enseignants
devront assurer des surveillances jusqu'à 18 heures 30. Il prévoit pour cela,
pour les nouveaux enseignants une augmentation du service de 4 à 8 heures par
semaine.
Il
prévoit pour les chefs d’établissements le droit d’émettre un avis prépondérant
sur les nominations, “ quitte à bousculer les règles statutaires ”
Il
prévoit de recruter comme professeurs des “ professionnels d’horizons
divers ” par le dispositif de la V.A.E.
(Validation des Acquis de l’Expérience).
Il prévoit de transformer les
CPE en personnels d’autorité.
Il
prévoit l’ “ évaluation
externe ” des établissements par des commissions
d’évaluation où les chefs d’entreprise auront une place prépondérante comme ils
en auront une dans l’orientation des élèves.
Les élèves interviendront par
ailleurs dans une évaluation “ interne ”.
Il prévoit que nos collègues P.L.P. relèveront désormais du ministère du travail.
Le
rapport Thélot intervient à la suite de l’organisation par le même Thélot du
“ grand débat ” cherchant à associer les personnels à cette
entreprise de destruction de l’école publique.
Le
rapport Thélot est une étape vers la loi d’orientation qui à partir du 12
octobre doit être élaborée en concertation avec les organisations syndicales.
Nous
nous adressons aux responsables des organisations
syndicales : votre rôle n’est pas de définir de manière
“ concertée ” la mise à mort de l’école publique, des diplômes
nationaux, des statuts des personnels. Chacun est à même de voir où nous a déjà
conduits la participation au grand débat.
Nous vous donnons un mandat
clair :
n rejetez de manière pure et simple le
rapport Thélot
n ne participez pas à la concertation sur la loi d’orientation
Personne
ne peut sérieusement soutenir que de ce gouvernement, de cette majorité
parlementaire pourrait surgir une loi favorable à l’enseignement public.
Tous
les actes de ce gouvernement témoignent de ce qu’il est :
n loi Fillon contre les retraites
n loi contre la Sécurité Sociale
n privatisation d’EDF etc…
Il doit être affronté et défait
La loi d’orientation, nous la
connaissons déjà à travers le budget 2005 : 3500 suppressions de postes
statutaires, suppression massive des crédits alloués au paiement des vacataires
C’est logique puisque la loi
d’orientation doit supprimer massivement des heures d’enseignement.
Le mandat que nous vous
donnons est de rejeter le budget 2005 et d’organiser une véritable mobilisation
centrale nationale contre l’adoption par la “ majorité ”
gouvernementale d’un tel budget.
Nous attendons de vous une
vraie réponse, claire et précise à ce courrier.
Nous diffusons largement
ce texte et invitons nos collègues à reprendre cette démarche
Adopté le 30 septembre par 29 voix pour, 1 contre et 3 abstentions
Contribution d’un conseiller syndical pour le Congrès du SNU-IPP de juin 2004
Il
ne peut y avoir préservation de nos acquis, satisfaction de nos revendications,
sans affronter et vaincre le gouvernement Chirac-Raffarin
Un événement majeur a été complètement occulté par la direction nationale et par les différents courants ayant publié une contribution pour le congrès national.
Le 28 mars dans les urnes, s’est manifestée de manière éclatante, la volonté d’en finir avec le gouvernement Chirac-Raffarin et sa politique de destruction des acquis sociaux.
Et pourtant, malgré le verdict des urnes, le "nouveau" gouvernement Chirac-Raffarin maintient le cap pour la privatisation d’EDF-GDF et pour l’attaque en règle contre la Sécurité sociale sous couvert de "réforme". La nomination de Fillon, le spoliateur de nos retraites, au ministère de L’Éducation nationale, montre la volonté du gouvernement de poursuivre ses attaques contre l’école. Après le vote de la loi de décentralisation qui transfère 90 000 TOS aux départements et régions, il poursuit la préparation de la "loi d’orientation" pour l’Éducation et la perspective de "mise en réseaux" des écoles, pour en faire des établissements hiérarchisés, soumis aux pouvoirs locaux.
Mais après les élections, et Chirac lui-même l'a reconnu, le gouvernement ne peut rien faire sans associer, par la discussion, la concertation, le dialogue, le débat, voire même la négociation, les organisations syndicales, le PS et le PCF, à la mise en œuvre de sa politique.
Alors les choses devraient être simples. Notre congrès national devrait décider
que, conformément à la volonté exprimée dans les rues en 2003 et dans les urnes
le 28 mars, il faut tout faire pour en finir avec ce gouvernement et sa
"majorité" à l'Assemblée nationale qui ont prouvé qu’ils étaient nos
pires ennemis.
Cela implique :
Le gouvernement Chirac-Raffarin a prouvé que son existence était vouée à la destruction des acquis sociaux essentiels. Il est aujourd’hui affaibli mais n’a aucunement renoncé à ses objectifs fondamentaux. Aussi, il n’est d’autre voie pour le mettre hors d’état de nuire que de l’affronter et le vaincre par la constitution d’un front uni des organisations du mouvement ouvrier (partis et syndicats).