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Déclaration du Groupe pour la construction du parti ouvrier révolutionnaire, de l’internationale ouvrière révolutionnaire

 Troupes françaises, hors d’Afghanistan !


Le parlement doit voter le 22 septembre sur le maintien des forces françaises d’occupation en Afghanistan. Pour Sarkozy, l’enjeu, ainsi qu’il l’a déclaré le 26 août : «si nous quittions l’Afghanistan, nous renoncerions au statut de grande puissance avec nos droits et nos devoirs ». Ce « statut » porte un autre nom : l’impérialisme. Et son contenu, c’est la barbarie.

La barbarie, c’est Sarkozy

Le 25 août, à Maillé (Indre et Loire), Sarkozy a comparé le massacre des habitants de ce village par les nazis à la situation en Afghanistan : « à l’aune de ce souvenir tragique, on comprend mieux (...) ce que veut dire la civilisation et pourquoi il faut la défendre quand elle se trouve confrontée à la barbarie la plus totale». Trois jours auparavant, dans l’ouest de l’Afghanistan, les avions de la coalition impérialiste tuaient près de cent civils. Cet Oradour en Afghanistan suffirait presque à lui seul à l’indiquer : « la barbarie la plus totale », ce sont les puissances impérialistes qui l’engendrent.

Les ministres Kouchner et Morin se sont fendus d’une tribune dans Le Monde pour louer les mérites (le « rôle positif » ?) de l’occupation. Pure propagande ! Selon l’ONG britannique Oxfam, la moitié de l’argent public versé pour la « reconstruction », soit 6 milliards de dollars, a fini dans la poche de « bureaux d’études » et de sociétés de mercenaires. La même ONG annonce que plusieurs millions d’Afghans vont souffrir de la famine cet hiver. La production et le trafic d’opium sont à leur plus haut niveau depuis l’occupation.

Quant à l’actuel gouvernement afghan, gouvernement de satrapes corrompus à la solde de la CIA, il a doté l’Afghanistan occupé d’une constitution qui fait de la charia la base de la loi. Si les taliban sont aux portes de Kaboul, c’est bel et bien une conséquence des sept années d’occupation.

La guerre que mène la coalition impérialiste contre l’Afghanistan est une guerre réactionnaire, criminelle

Quel était le but de l’intervention, de la « croisade » (Bush dixit), engagée en 2001 en lâchant des tonnes de bombes sur l’Afghanistan,  avec le soutien du gouvernement de la « gauche plurielle », du PS et du PCF?  Au nom des attentats du 11 septembre, les puissances impérialistes, sous la houlette des USA, affirmaient leur « droit » à bombarder, mettre à genoux et occuper le pays de leur choix, avec ou sans mandat de l’Onu. A cet égard, l’invasion de l’Afghanistan fut un ban d’essai pour l’invasion de l’Irak, deux ans plus tard.

Le caractère ultra-réactionnaire des taliban n’est qu’un prétexte.

D’ailleurs ceux-ci, ou leurs prédécesseurs, parmi lesquels Ben Laden, n’ont-ils pas été armés et financés par Washington pour lutter contre l’URSS en Afghanistan ? La base arrière des taliban c’est le Pakistan, l’un des meilleurs alliés des Etats-Unis dans la région. Les taliban sont un sous-produit de la politique des puissances impérialistes.

Le véritable ressort de cette agression militaire, c’est la crise du capitalisme lui-même. La récession du début des années 2000, qui ressurgit encore plus brutalement aujourd’hui, a amené et amène les grandes puissances capitalistes à renforcer l’oppression et le militarisme, pour faire main basse sur des régions stratégiques telle l’Asie centrale et ses ressources naturelles immenses. Et aux Etats-Unis comme en France, la prétendue « lutte contre le terrorisme » recouvre aussi une offensive d’ampleur contre les libertés démocratiques, dans laquelle s’inscrit par exemple la mise en place du fichier « Edvige » en France. A qui le tour demain ? L’Iran ? Le Pakistan que les troupes de l’Otan bombardent ces jours-ci?

Pour obtenir le retrait immédiat et inconditionnel des forces d’occupation françaises d’Afghanistan,
la responsabilité des directions syndicales (CGT, FO, FSU, Unef), du PS, du PCF, est totale.

Sarkozy et Fillon, en faisant voter l’Assemblée nationale, voudraient susciter l’union nationale au nom des 10 soldats français tués (dont Sarkozy porte l’entière responsabilité), et obtenir le soutien, ouvert ou honteux, des députés PS. Ce serait aussi un levier important pour ce gouvernement pour organiser l’effacement de toute opposition au moment où la crise économique le pousse à préparer une nouvelle vague de contre-réformes, contre le droit aux soins, à l’instruction, contre les services publics et le statut de la fonction publique.

A quelques jours de ce vote, les députés PS en majorité ne veulent pas s’opposer à Sarkozy. Quant au PCF, à la LCR, aux dirigeants CGT et FSU, SUD, ils ont pris la responsabilité, abrités derrière un collectif, de manifester le 20 septembre loin de l’Assemblée nationale. Le PCF appelle pour sa part à une « mise à plat des opérations de maintien de la paix (sic !)», dans le cadre de l’Onu. Comme si les plus grands brigands et les plus importants marchands d’armes qui siègent au conseil de sécurité pouvaient maintenir autre chose que l’oppression !

Contre la guerre d’occupation, impérialiste que mène le gouvernement Sarkozy dans le cadre de l’Otan, il est indispensable d’exiger des parlementaires PS et PCF qu’ils votent contre l’intervention française,  de combattre pour le :

 

- front unique des organisations du mouvement ouvrier pour le retrait immédiat et inconditionnel des troupes françaises d’Afghanistan

- pour une manifestation centrale unitaire A l’Assemblée nationale le 22 septembre, jour du vote.

C’est la voie que propose le Groupe pour la construction du Parti ouvrier Révolutionnaire, de l’Internationale ouvrière révolutionnaire.

Paris, le 6 septembre 2008

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