interventions publiées dans CPS n°38 d'octobre 2009Les militants interviennent et informent CPSI. Combat contre le budget* Motion adoptée à l’unanimité par la C.E. de la section d’Aix du SNADGI-CGT réunie le 25/09/09 Le projet de budget 2010 est sans précédent. Jamais, depuis des décennies, l’Etat n’avait pris en charge à un tel niveau le sauvetage du capitalisme : des banques auxquelles ont été versées des dizaines de milliards d’euros, auxquelles est ouverte une ligne de crédit de 400 milliards d’euros, des géants de l’automobile qui s’étaient engagés à ne pas délocaliser mais dont les sous-traitants licencient en masse, de l’ensemble du patronat au travers des exonérations de charges sociales qui atteignent des dizaines de milliards d’euros. Résultat, un déficit sans précédent des comptes publics. C’est pourquoi, la CE de la section d’Aix demande que la CGT se mette en ordre de marche contre le déferlement de mesures réactionnaires auxquelles nous sommes confrontés. Elle demande que la CGT dénonce le rapport du Conseil d’orientation des retraites qui propose d’instaurer un régime de retraites par points et qu’elle quitte cet organisme, qui n’est qu’une machine à préparer les mauvais coups contre les retraites. Mais : * Motion unanime de la commission exécutive du syndicat CGT du CHU de Clermont Ferrand (6 octobre 2009) Tous les jours notre syndicat est sollicité pour des manques d’effectifs, pour des personnels de plus en plus précaires, interpellé sur les augmentations de salaires inexistantes, confronté au stress, à la fatigue des collègues, doit combattre l’accélération des restructurations hospitalières et les difficultés a prendre en charge les malades. Cette situation est la conséquence de la politique gouvernementale et de sa volonté de réduire les dépenses de santé remboursables au travers des budgets volontairement insuffisants. Le soi-disant « déficit de la sécurité sociale » est un déficit de cotisations du fait du chômage, des exonérations toujours plus nombreuses, alors que le gouvernement s’en prend toujours et encore aux prestations, en baissant les remboursements, la durée d’ouverture des droits, les budgets des hôpitaux, l’offre de soin. A la situation actuelle déjà dramatique va s’ajouter la nouvelle loi de finance de la sécurité sociale et la loi Bachelot qui aura pour conséquences des milliers de suppressions de postes d’hospitaliers, de lits d’hospitalisation, sans parler de l’augmentation du forfait hospitalier qui limite l’accès aux soins pour de nombreux malades. Le gouvernement fait peser le fardeau de la crise sur les travailleurs (30 milliards de baisse d’impôts pour 5% des ménages les plus aisés entre 2002 et 2009) alors que sont sabrés les crédits alloués à l’école, à l’hôpital public. La commission exécutive du CHU de Clermont Ferrand consciente de la gravité des attaques portées par ce PLFSS considère que cette situation exige que notre confédération appelle à une manifestation nationale au moment sa discussion parlementaire. La commission exécutive demande que la confédération propose cette action à l’ensemble des autres directions syndicales pour réaliser un front uni contre le PLFSS et ainsi engager le combat contre ce gouvernement pour le mettre en échec.
* Appel aux directions fédérales et confédérales adoptée le 21 septembre par la section FSU de la B.N.F * Ce projet de budget est entièrement profilé pour faire payer ces cascades d’euros qui baignent les grands groupes capitalistes aux travailleurs et à la jeunesse. * En janvier et mars dernier, nous avons été des millions à manifester en affirmant « nous ne paierons pas pour leur crise ». Or ce projet de budget entend faire payer aux travailleurs et aux jeunes les dizaines et dizaines de nouveaux milliards d’euros offerts aux licencieurs, aux spéculateurs. C’est inadmissible ! Il faut s’y opposer. (Un appel similaire a recueilli la signature de 32 enseignants du lycée Virlogeux de Riom.) * Prises de position dans l’enseignement. Motion de la section SNES du lycée S. Apollinaire, Clermont-Fd, le 6 octobre 2009
II. Défense de la convention collective de 1966 des éducateursLa commission de l’action sociale de l’USD CGT 63 s’adresse à la fédération santé action sociale de la CGT : Alors que les salariés se sont mobilisés par milliers pour le retrait du projet patronal de démantèlement de la CC66, comment comprendre que les négociateurs CGT aient demandé la tenue d’une commission mixte paritaire incluant le gouvernement dans les « négociations » Les négociateurs attendent-ils que le gouvernement »infléchissent » la position patronale ? III. Ratp : intervention à l’assemblée de rentrée de l’Union syndicale Cgt/Ratp, le 18 septembre 2009* Intervention d’un conducteur de Nation L2
Une offensive majeure est à l’ordre du jour contre les travailleurs de la Ratp, en relation avec l’offensive généralisée menée contre l’ensemble des travailleurs de ce pays. Alors même que le bouleversement du régime des retraites n’a pas eu le temps d’être complètement appliqué, voici que Sarkozy profère de nouvelles menaces contre les conditions de retraite. Mais il faut le dire d’emblée : c’est la liquidation même de la Ratp comme entreprise publique que Sarkozy a fixée comme objectif au président de la Ratp : Je rappelle qu’il a utilisé des mots forts et tranchés : « C'est un défi que je lui propose. (…) La mutation de la Ratp ». Et le président a tenu à faire connaître à chaque agent, dans un courrier du 29 juillet, après sa réélection par le Conseil d’administration, la « feuille de route » que le président de la République lui avait fixée. Comme le rappelle cette lettre, la mise en œuvre du plan d’entreprise bien sûr est poursuivie, avec ses suppressions massives de postes et d'emplois (1631 en 3 ans et 650 prévus en 2009), les restructurations, la marche à la suppression totale des conducteurs sur la ligne 1, les remises en cause permanentes des conditions de travail, l’oppressant et permanent harcèlement organisé par la direction… Mais, que l’opération prenne forme, et ce sera la tourmente sur l’ensemble des droits et acquis, en commençant par la destruction du statut du personnel. D’abord, la réalité qui s’impose à tous, à tous les capitalistes, à leurs gouvernements, à tous ceux qui se sont mis à leur service, c’est la crise - la crise du capitalisme - dont personne ne connaît, ni ne prétend connaître la profondeur. Il y a un an, exactement, le monde se révélait être au bord du gouffre. Et depuis, la crise du capitalisme n’a pas reculé. Avec ou sans « reprise », qui ne serait que très provisoire, les maux inhérents au capitalisme qui frappent les masses laborieuses ne peuvent que s’aggraver brutalement : le chômage (qui a subi une accélération sans précédent depuis l’établissement des statistiques), le chômage sous toutes ses formes, la précarisation, la paupérisation, la régression des conditions d’existence. Et cela vaut pour tous les pays. Notez le bien : cette réalité condamne à jamais toute pratique de « dialogue social ». Mais les capitalistes et leurs gouvernements ne restent jamais inertes. Ils cherchent toujours à profiter de la terrible pression qu’elle exerce pour faire pleinement payer leur propre crise par les travailleurs et la jeunesse. Qui pourrait contester l’accélération des contre-réformes, s’ajoutant à la longue liste établie notamment depuis l’élection de Chirac; et la « rentrée » à peine faite, voici une nouvelle vague qui est annoncée. Avec la poursuite du formidable allégement des impôts au bénéfice des patrons, qui n’a son pareil que dans le formidable pillage de la sécurité sociale au bénéfice des mêmes, comment ne pas penser aux paroles de l’Internationale : « L’Etat comprime et la loi triche; l’impôt saigne le malheureux; nul devoir ne s’impose au riche, le droit du pauvre est un mot creux… ». Actualisation par Sarkozy et son gouvernement : des milliards à payer en moins par les patrons (10 milliards d’euros pour la seule taxe professionnelle en 2010 !); des milliards supplémentaires sur le dos des travailleurs avec la création de la taxe carbone. La rentrée, c’est aussi le projet de privatisation de la Poste, le recul permanent du droit à la santé, de l’instruction publique, le budget et les suppressions de postes d’enseignants et de fonctionnaires par dizaines de milliers… Les faits sont aveuglants : c’est le « dialogue social », la concertation avec le gouvernement, avec les patrons, du haut jusqu’en bas, qui désarme et paralyse les travailleurs. C’est l’acharnement des dirigeants syndicaux à pratiquer la politique dite de « participation », à refuser de mettre en avant les revendications propres des travailleurs, c’est cela qui, à une 1ère étape, a semé le désarroi. Dans la Cgt même, on a commencé à interpeller ouvertement Thibault, lui-même, en ces termes : « Avons-nous peur de l’affrontement avec le patronat, le pouvoir ? (…) Les salariés n’entrent pas en résistance pour des négociations ». Les cercles dirigeants, Sarkozy en tête, répètent inlassablement que c’est là un facteur décisif du succès : « Nous appuyer sur le dialogue social pour conduire les réformes. (…) Parce que j'ai l'intime conviction que, pour expliquer et mener à bien les réformes dont notre pays a besoin, nous devons le faire en partenariat étroit avec ceux qui représentent les intérêts des salariés et des entreprises. » Et encore : « La clef du succès réside dans la conjugaison de la détermination et du dialogue. (…) Je veux dire mon estime aux représentants des organisations syndicales et patronales, etc. » Voilà ce Sarkozy écrivait dans Le Monde du 19/4/2008. L’éloge du « dialogue social » par Sarkozy, chaque patron le reprend à son niveau. C’est le Pdg de la Ratp qui écrit dans la lettre aux agents : « Je souhaite consolider encore le dialogue social au sein de l’entreprise, car c’est le meilleur moyen de partager nos objectifs… » Il n’y a pas d’échappatoire : poursuivre le « dialogue social », c’est aider la Direction à faire passer les contre-réformes. Alors, je le dis, en présence des bureaux syndicaux : la responsabilité des syndicats, c’est de rompre avec la Direction, de préparer, dans l’unité, la mobilisation générale des personnels contre l’offensive de la Direction et la politique gouvernementale.
Il y a péril en la demeure. Que les syndicats engagent immédiatement la riposte : prononcez-vous dès maintenant sur 2 questions majeures : - Refus de toute atteinte au statut de la Ratp, et au statut du personnel. Refusez toute négociation, concertation, consultation sur cette question; et pour que cet engagement se concrétise, ordonnez aux élus Cgt de démissionner du Conseil d’administration. - Contre toute nouvelle mesure aggravant les conditions de retraite : Ecartez tout « rendez-vous », comme l’a annoncé Sarkozy. Exigez de la confédération la démission des représentants de la Cgt au Conseil d’orientation des retraites qui contribue à l’élaboration de tous les mauvais coups contre les régimes de retraite !
Résolution présentée par un ancien conducteur de Rueil LA, retraité :
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