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«On ne peut
aller de l’avant si l’on craint d’aller au socialisme « (Lénine) |
GROUPE pour
la construction du Parti et de l’Internationale ouvriers révolutionnaires Supplément à CPS n°59 – 7 mars 2016 |
Le projet de loi El Khomri
doit être retiré dans son intégralité !
Unité
des organisations syndicales (CGT, FO, UNEF, FSU) pour son retrait total !
Aucune
concertation avec ce gouvernement au service du capitalisme !
Le projet de loi El Khomri : une régression historique qui condamne la
jeunesse à la précarité à vie
C'est
d'abord le droit accordé au patronat de licencier sans entrave.
-
Il n'y a plus de définition légale du temps de travail, mais instauration d'une
durée "normale".
-
Les travailleurs peuvent se voir imposer une augmentation du temps de travail
sans augmentation de salaire avec pour motif la préservation de la
"compétitivité" de l'entreprise, autrement dit en toute circonstance.
-
La
hiérarchie des normes est inversée. Les accords d’entreprise peuvent prévaloir
sur les accords de branche et les conventions collectives. Jusqu'à présent, les travailleurs des entreprises où il n'y
avait pas de syndicat restaient protégés par le Code du travail, les accords de
branche et conventions collectives qui limitaient l'exploitation. Désormais, ce
qui prime, c'est l'"accord d'entreprise". La semaine de travail peut
être portée à 60 heures !
-
Le gouvernement Hollande-Valls-Macron-El Khomri
s'en prend à la jeunesse. Désormais, les apprentis à partir de 14 ans pourront
se voir imposer des journées de 10 heures, des semaines de 40 heures.
Ce ne sont là que quelques aspects du scélérat projet de loi
El Khomri. Le MEDEF, par la voix de Gattaz, le fait
sien.
L'UNEF a pris position pour
le retrait du projet de loi, préalable à toute discussion
Les
étudiants, lycéens, apprentis enregistrent avec satisfaction la prise de
position de l'UNEF du 19 février, réaffirmée le 1er mars :
"L’UNEF exige donc le retrait du projet de loi El Khomri.
C’est un préalable avant toute discussion sur les véritables attentes des
jeunes pour leur insertion professionnelle : accès au CDI, fin des
discriminations contre les jeunes pour l’accès aux droits sociaux,
reconnaissance des qualifications dans les conventions collectives…"
Cette
prise de position constitue un point d'appui de première importance pour
défaire le gouvernement.
Mais,
dans ce but, il est absolument indispensable que les organisations syndicales
de travailleurs (CGT, FO, FSU) adoptent la même position.
Il faut rappeler ce qui s'est passé en 2006. Les
organisations syndicales s'étaient prononcé pour le retrait du CPE. Elles
avaient posé comme préalable à toute discussion son retrait. C'est ainsi que la
mobilisation massive avait permis de défaire le gouvernement Chirac-Villepin.
Il faut balayer les
obstacles à la réalisation de l'unité des organisations syndicales pour le
retrait
Les dirigeants de la CGT et de la FSU avaient d'abord
signé avec la CFDT, en date du 23 février, un communiqué avalisant la loi sous
la seule réserve du retrait... d'un de ses 52 articles. Mais aujourd'hui, les
dirigeants CGT, FO, FSU ont adopté un communiqué (en date du 3 mars) qui
indique l'objectif du retrait du projet. Cependant, ils n'ont nullement annoncé
qu’ils renoncaient à participer à la concertation
gouvernementale.
Or, c'est dans ce but que le gouvernement a décidé de repousser l’examen
du projet par le conseil des ministres au 24 mars. Il ne s’agit pas d’un
« recul » mais d’une manœuvre
pour tenter de faire jouer à plein la concertation et de briser toute possibilité
que se réalise le front unique pour le retrait du projet. Il faut exiger des directions syndicales la rupture de
toute concertation !
Néanmoins, l’UNEF avec d’autres organisations de jeunesse
(UNL, FIDL,MJS, UEC entre autres) ont maintenu malgré la pression du
gouvernement et les partisans de la concertation sa position : « Les organisations syndicales
étudiantes et lycéennes, associatives et politiques de jeunesse, réunies ce
jeudi 25 février au soir, se sont retrouvées sur la revendication commune du retrait
complet du projet de loi dit « travail » (26/02). Position à nouveau
confirmée par l'UNEF le 29 : « Pour l’UNEF, l’objectif
reste plus que jamais le retrait du projet de Loi Travail. Les deux semaines de
concertation annoncées par le Premier ministre ne font que repousser le
couperet d’une loi dont la logique même est de précariser les jeunes ».
Le 9 mars et après le 9 mars
Les
organisations de jeunesse (UNEF, MJS, UEC, NPA jeunes, etc.) appellent à une
"journée de mobilisation" pour le retrait du projet de loi le 9 mars.
Face aux provocations que le gouvernement ne manquera pas d'organiser contre
les manifestants, appuyé sur l'arsenal de l'état d'urgence, c'est la
responsabilité des organisations syndicales (CGT, FO, FSU) d'assurer la protection
des manifestations de jeunes.
Les
directions des confédérations ouvrières, en particulier celle de la CGT, ont
quant à elles annoncé la perspective d'une journée d'action le 31 mars. Cela
pose une question : pourquoi attendre l'arme au pied pendant trois semaines
pour engager le combat ?
La responsabilité de l'UNEF
Voilà pourquoi la
responsabilité de l'UNEF dans la continuité de sa prise de position pour "le
retrait de la loi... préalable à toute discussion" est incontournable
:
-
qu'elle convoque partout dans les plus brefs délais des assemblées étudiantes
ouvertes aux lycéens et apprentis pour le retrait du projet de loi El Khomri mettant au cœur de la discussion : quelle action
organiser au plan national pour faire plier le gouvernement, retirer le projet
de loi ?
-
qu'elle invite partout les étudiants, lycéens, apprentis à élire dans chaque AG
des délégués mandatés sur la base de cette discussion ;
-
qu'elle convoque dans les meilleurs délais une Assemblée nationale des
délégués des facs, lycées, centres d'apprentissage pour décider
nationalement de l'action à mener pour le retrait du projet de loi ;
-
qu'elle œuvre dans ce sens à l'unité des organisations CGT, FO, FSU, UNEF.
C'est sur cet objectif que doivent être prises toutes les
initiatives militantes.
u Le projet de loi El Khomri l'illustre :
le système capitaliste en crise ne peut survivre qu'en ramenant le prolétariat et la jeunesse à des
conditions barbares d'exploitation. Le maintien du mode de
production capitaliste, c'est
le chômage de masse pour les jeunes.
En combattant pour le retrait
du projet de loi El Khomri, les jeunes combattent pour le droit au
travail, à un travail garanti dans
le respect des qualifications et non des petits boulots précaires et surexploités. Le droit au travail
ne peut être garanti que par l'échelle mobile des heures de
travail, le partage du travail entre toutes les mains disponibles sans
diminution de salaire. Mais
cette revendication est incompatible avec le capitalisme.
Le capitalisme, c'est l'accumulation inouie de la richesse à un pôle, la misère pour la grande masse. C'est la guerre impérialiste au Moyen-Orient menée
directement ou à travers des affidés. C'est le rôle de gendarme que s'attribue le gouvernement français dans le Sahel et la région. C'est la barbarie illustrée par la cohorte des réfugiés fuyant les bombes et la misère à laquelle les gouvernements d'Europe opposent les barbelés, les CRS, avant de leur tirer
dessus à balles réelles comme certains
le proposent déjà.
En France au moment où Valls déclare : "Plus un seul réfugié", il faut combattre
pour infliger une défaite au gouvernement Hollande-Valls-Macron-El Khomri. Cela poserait
la question d'en finir avec
ce gouvernement et sa politique antagonique
avec le vote de 2012 qui a chassé Sarkozy,
élu une majorité
de députés PS-PCF.
La seule issue, c’est d'en finir
avec le capitalisme, pour une
société où la production est organisée en fonction des besoins sociaux et non du profit de la bourgeoisie. Cela suppose l'expropriation des grands moyens de production, des banques, des moyens de
transports, le démantèlement de l'appareil
de répression.
Ce programme, seul un gouvernement ouvrier est à même
de le réaliser, sous le contrôle des masses laborieuses.
Il combattra pour les Etats
Unis Socialistes d'Europe. Cela suppose de combattre immédiatement pour le gouvernement des organisations ouvrières unies, sans représentant des partis
bourgeois, dont les travailleurs
exigeront satisfaction de leurs
revendications, qu'il liquide la Ve république
et rejette l'Union européenne.
C'est le combat des militants du Groupe pour la
construction du Parti ouvrier révolutionnaire, de l'Internationale ouvrière
révolutionnaire regroupés autour du bulletin « Combattre pour le
Socialisme ».
Site web : http://socialisme.free.fr « e.mail : socialisme@free.fr