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Déclaration du Regroupement militant pour la construction du Parti Ouvrier Révolutionnaire et de l’Internationale Ouvrière Révolutionnaire

Pourquoi nous avons décidé de rejoindre le Groupe

Les militants du Regroupement ont décidé de rejoindre le Groupe pour la construction du Parti Ouvrier Révolutionnaire et de l’Internationale Ouvrière Révolutionnaire.
Fin septembre 2008, notre réunion nationale décidait de s’adresser au Groupe. Le constat était simple : la nécessité de ne pas rester isolés alors même que le combat de ce dernier s’inscrivait totalement, et de manière de plus en plus évidente pour nous, dans celui de la construction du  POR et l’IOR, objectif qui a toujours été le nôtre, dans la continuité du Comité fondé par Stéphane Just.
L’accord politique général sur la situation internationale et nationale, les interventions sur une orientation similaire, la participation à la réunion Front Unique, le 17 janvier, ainsi qu’à deux cercles marxistes de Paris, ont conforté cette appréciation.

Un accord sur l’appréciation de la situation générale…

Le Groupe nous a remis son projet de rapport préparatoire à sa deuxième conférence. Ce rapport a eu un impact déterminant dans notre décision d’aujourd’hui. En effet, une organisation ne peut se construire en dehors d’une compréhension commune de la situation mondiale et des tâches qui en découlent.
Le point de départ de ce projet de rapport est le tournant que représente l’explosion de la crise du capitalisme qui marque le début d’un tournant politique dans la situation mondiale. Comme le souligne le rapport, il n’est pas possible de présager de l’ampleur de ce tournant. Politiquement, nous sommes toujours dans la période « de réaction » ouverte au début des années 90, par la restauration du capitalisme dans l’ex-URSS : « Cette crise fait partie des conditions nécessaires quoique non suffisantes qui mèneront dans des délais imprévisible à la sortie de cette période de réaction, de décomposition  du mouvement ouvrier et de désarroi politique ».


Le rapport cite deux aspects fondamentaux qui sont la marque de cette situation politique nouvelle :

  1. la dégradation des conditions de vie du prolétariat.
  2. la remise en cause du mode de production capitaliste tant par la crise elle-même qui exprime sa faillite que par les mesures prises par les gouvernements pour y faire face.

Les caractéristiques de ce tournant et la réaction des masses mettent à l’ordre du jour la question de la solution ouvrière à la crise et met au premier plan la nécessité du combat pour le socialisme.
Le fait que le Groupe soit à même de se fixer l’objectif de l’élaboration d’un Manifeste comme outil de ce combat pour aider les masses à répondre à la question « quelle alternative ? » démontre la place qu’il prend dans le combat pour la construction du P.O.R. 

… sur l’intervention dans la lutte de classe

Cet accord s’est concrétisé, en pratique, à travers l’intervention du courant Front Unique dans la FSU, que nous avons rejoint en participant à la réunion du 17 janvier qui a été un succès politique et dont nous avons apprécié le rapport introductif ainsi que la discussion. C’est donc fort logiquement que nous avons voté la résolution et que nous sommes intervenus dans nos secteurs sur les axes qu’elle développait c’est à dire la nécessité de combattre pour imposer aux directions syndicales :

  1. « La première exigence à adresser aux directions syndicales, à commencer par celles de la FSU, pour affronter le gouvernement, lui faire ravaler ses contre-réformes, est donc claire : exigez le retrait des réformes et en conséquence rompez le dialogue social ! »
  2. « L'aspiration à combattre dans l'unité le gouvernement peut se concrétiser : exigeons des directions syndicales de convoquer dans les plus brefs délais une assemblée nationale des délégués d'établissements et de secteurs de toute la France pour décider de l'action efficace visant à défaire le gouvernement ! »

Le mouvement dans l’enseignement supérieur contre le projet de modification des statuts des enseignants-chercheurs et contre la réforme des concours a démontré l’actualité d’une telle orientation.
C’est tout aussi naturellement que nous avons pris part à l’élaboration du texte d’orientation Front Unique pour le congrès du SNASUB et dans la constitution de la liste. C’est aussi pour cela que nous avons participé à la tentative de monter la liste SNES.

L’aboutissement d’un parcours politique chaotique …

En 1999, dans une confusion politique générale, nous étions entraînés derrière les Herblot vers un reniement des acquis du Comité.
En 2001, l’acte de naissance du Regroupement a été le combat contre ces derniers pour tenter de nous réapproprier notre propre histoire et renouer avec le fil de la continuité politique du Comité.
Le Regroupement s'est alors engagé dans un lent processus visant à se dégager politiquement des erreurs commises en 1999 et devant aboutir à la sortie d'un isolement mortifère. Le texte de conférence de 2004 représentait ainsi une évolution considérable notamment sur 3 points :

  1. Le combat en direction de la majorité PS-PCF
  2. la condamnation des torrents de calomnies, avec des erreurs et maladresses que nous corrigeons aujourd’hui en condamnant le recours à la justice bourgeoise contre la direction du Cercle en 1999.
  3. le fait que nous ne nous considérions plus comme le seul groupe se situant dans la continuité du combat du Comité fondé par S. Just

Mais ce n'était qu'une première étape dans un processus qui a connu des développements chaotiques liés à une vision erronée de ce qu’est une organisation révolutionnaire, développements qui nous ont maintenus sur un terrain sectaire et ont fait obstacle à tout travail en commun.
Une nouvelle étape a été franchie avec notre dernière crise, qui nous a permis de rompre avec ces conceptions erronées et de tout mettre en œuvre pour nous rapprocher du Groupe.

… mais axé sur le combat pour la construction du P.O.R. de l’I.O.R.

Dans ce processus qui nous amène à cette adhésion, la fusion, en 2006, entre le Cercle et le « Comité » qui a donné naissance au Groupe, la publication de Combattre pour le Socialisme et le combat pour maintenir et développer Front Unique, ont joué un rôle essentiel.
Mais cela n’aurait pu être possible, si nous n’avions pas mené aussi de notre côté le combat pour défendre les acquis politiques du Comité fondé par S. Just. Cela se traduit de manière concrète dans une compréhension commune des tâches.
Seule une orientation conforme à la réalité de la situation politique et répondant aux besoins des masses peut prétendre se placer dans la continuité du combat révolutionnaire.
Le Groupe, avec son organe Combattre pour le Socialisme et le courant Front Unique, représente aujourd’hui l’outil qui permet de poursuivre le combat pour la construction du P.O.R.
Pour cette raison, les militants organisés autour de Pour le socialisme ont décidé à l’unanimité la dissolution du Regroupement et l’intégration dans les rangs du Groupe.

Le 20 mars 2009

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