Article paru dans
le bulletin « Combattre pour le socialisme » n°77 (n°159 ancienne
série) - 23 septembre 2020 :
Les
militants interviennent et informent C.P.S.
Intervention
d’un conducteur à la réunion de la section Cgt de la ligne B du RER RATP,
le 8 juillet 2020
Il y a 4 mois, nous
avons subi une défaite historique : la destruction du régime des
retraites, l’acquis le + cher, depuis l’origine du métro… Tout le prolétariat a
subi la destruction des régimes de retraite existants (loi adoptée en 1ère
lecture à l’Assemblée nationale le 29 février 2020 en vertu de l’article 49,3
de la constitution de la Vème République).
Les travailleurs de
la Ratp ont fait jusqu’à 2 mois de grève sans à aucun moment ébranler le
Pouvoir. Je rappelle que le 15 janvier, la Cgt appelait à reprendre le
travail.
« Tous [les représentants syndicaux] devront
rendre des comptes » (mon intervention à Denfert
le 16 janvier).
Pourquoi avons-nous
été isolés à la Ratp ? La réponse se trouve dans les pseudo-assemblées
souveraines, par terminus, par dépôts... Le déni de la résolution votée le 5
décembre à Massy demandant que soit convoquée une Ag centrale des personnels de
la Ratp, la non-défense des régimes de retraites, au lieu de cela une
coopération ininterrompue des dirigeants syndicaux avec le gouvernement,
revendiquée depuis 2 ans et qui s’est poursuivi pour achever la destruction
dans le cadre de la Conférence de financement…
Et n’oublions pas les
violences policières contre les manifestants, dont 1 militante de la Ratp…
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Dans la foulée de
cette retentissante défaite, Il y a eu la propagation de la pandémie, et la
récession économique qui affleurait s’est transformée en un effondrement
économique mondial. C’est sans précédent à l’époque moderne, sauf à l’occasion
des deux guerres mondiales provoquées par les impérialismes. Un cataclysme
s’annonce pour les prolétariats (chômage et conditions d’existence). La France
fait partie des pays les + atteints au monde.
Le gouvernement, l’Etat et le patronat ont alors utilisé la propagation du
virus pour renforcer l’Etat policier (pas de masques,
pas de blouses pour les soignants, …pénurie de lits…, mais en quelques heures,
mobilisation de plus de 100 000 policiers et gendarmes équipés d’armes de
guerre, des petites merveilles technologiques, les drones… pour traquer
impitoyablement quiconque sort de chez lui sans motif avéré, interdiction de
réunion, de manifester…). Avec la loi d’urgence sanitaire, qui reste
grosso-modo en place, c’est l’état d’exception qui devient le droit commun. Aucun
syndicat ne s’y est opposé.
Le 16 mars, quand
Macron a annoncé sa décision de confinement, il avait bien insisté sur la
nature répressive du dispositif : « Nous sommes en guerre », prononcé 6 fois ! Avec
l’approbation de la confédération, je cite : « Alors que la population a consenti de façon responsable à une
restriction de ses libertés… » (Communiqué Cgt, Fsu,
Solidaires + 4 autres, le 3 juin).
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La répression sous
toutes ses formes, policières (incluant les assassinats, toujours impunis
d’Adama Traoré, de Cédric Chouviat), dans les
entreprises (conseils de discipline et fichiers illégaux à la Ratp) accompagne
naturellement dans cette société l’amorce d’une nouvelle vague de ravages dans
le droit du travail.
[« Il s’agit d’un cancer généralisé »,
vient d’alerter l’Unsa-Ratp, en dénonçant le fichage « illégal » qui
prolifère à Bus (4 000 machinistes, selon l’estimation de Médiapart)]
A la Ratp, c’est une
offensive généralisée contre les personnels qui avance. On connaît les
objectifs de la loi Lom promulguée le 24 décembre 2019, sans la moindre
opposition organisée par les syndicats : 19 000 salariés vont sortir de la
Ratp, avait résumé cyniquement Fo-Ratp. L’avenir de la Régie préparé par les
Autorités peut se résumer en 2 mots : dislocation et privatisation.
Ce qui se passe avec
la place qu’a prise Ratp Dev dans le groupe est
illustratif : « Ratp Dev est donc plus que jamais placée sous perfusion. Un
véritable boulet qui plombe les comptes de la Ratp », analyse la Cgt.
On vient d’apprendre que, pour postuler à la gestion des futures lignes 16 et
17, la Ratp vient de constituer un consortium avec le groupe capitaliste Alstom
et une société singapourienne, qui fait référence en
matière de gestion capitaliste, et qui se trouve être aux mains de Ratp Dev, sa propre filiale.
La polémique entre
Pécresse et la Ratp concernant les montants à verser sonne comme un coup de
semonce pour les travailleurs. La Région affirme qu’elle arrêtera de payer la
Ratp et la Sncf le 8 juillet : « Nous
sommes littéralement en situation de cessation de paiement ». Mais au
bout du compte, Pécresse indique la solution, comment réconcilier la Ratp, la
Région et le Pouvoir : « On
attend de la Ratp qu’elle fasse des gains de productivité pour le coût des
transports alors même qu’elle est en situation de monopole jusqu’en 2039 sans
aucun risque. Des marges existent ».
Autrement dit, leur
solution est une politique encore plus agressive contre les personnels. Il leur
faut briser les acquis, tous ceux qui subsistent.
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L’alternative est
claire :
Ou bien, laisser
appliquer ce qui est en quelque sorte le « programme commun »
capitaliste, négocier, c’est-à-dire accepter le bouleversement des conditions
d’existence pour les personnels de la Ratp.
Ou bien, affirmer et combattre pour : Pas un
agent en moins ! Pas un poste en moins ! Combattre les
restructurations, défendre les qualifications, les conditions de travail…
Pour affronter, faire
reculer et battre la Direction, le gouvernement, pour que les syndicats jouent
leur rôle historique – la défense des intérêts matériels et moraux des
travailleurs, la 1ère condition est que les directions syndicales
rompent avec la Direction : démission immédiate du Conseil
d’administration, où les représentants, par leur présence même et leur discours
se font les complices de la mise en œuvre des attaques contre le personnel. Ils
déclarent y « contester un modèle
libéral que le gouvernement, Idfm et la direction de
la Ratp continuent d’appliquer. » (note Eco de la Cgt-Ratp n°10 de
juin 2020). Très mollement d’ailleurs, puisqu’ils exigent « un moratoire sur le processus de
libéralisation du transport public (et donc sur l’application de la Lom qui
lui est liée) » : c’est-à-dire « une suspension de l’application de la Lom », par exemple.
C’est pourquoi il faut maintenant mettre à l’ordre du jour le
bilan de la grève, la défaite et discuter de ce qui nous est promis, exiger et
obtenir quoi qu’il en soit la démission du Conseil d’administration…
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L’offensive de la
direction n’attend pas. Il y a un obstacle incontournable dans l’entreprise de
dislocation et de privatisation : la catégorie des conducteurs métro-Rer que la
direction doit affronter et défaire. C’est à cela que la direction veut
associer les organisations syndicales de la Ratp en les convoquant à des
négociations de protocoles ‘‘conduite’’ distincts, métro et Rer.
L’Unsa-Traction, à
juste titre, sonne l’alarme : « La
direction veut la guerre (…) veut porter l’estocade (…) en fractionnant le
déroulement de carrière conduite en deux protocoles distincts (…) c’est la fin
de la catégorie conduite ». L’Unsa conclut en réclamant un seul
protocole entrouvrant la porte qu’elle semblait avoir refermée en annonçant
qu’elle ne participerait pas aux négociations séparées.
Nos organisations
syndicales doivent se mettre en ordre de bataille face à la direction.
Notre section doit se prononcer dès aujourd’hui pour :
que le syndicat Cgt
métro-Rer de la Ratp dénonce les protocoles soumis à négociations séparées
actant l’explosion de la catégorie conduite métro-Rer,
qu’il annonce qu’il ne
participera ni à des négociations séparées ni à une négociation unique d’aucun
protocole menaçant l’unicité et l’intégrité de la catégorie conduite métro-Rer,
qu’il s’adresse dans ce
sens aux autres organisations syndicales de la Ratp afin d’opposer un front uni
contre l’offensive de la direction !
● Un responsable de la
section s’est opposé au vote de la résolution qui n’a pu être mise aux voix.
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Motion
de la section SNCS Grenoble polygone, le 3 septembre 2020 :
Non
à la signature du protocole LPPR
La section SNCS Grenoble polygone, réunie le 3
septembre, se prononce contre la signature par notre
syndicat du protocole « Projet
de loi de programmation pour la recherche (2021-2030) - Accord relatif à
l’amélioration des rémunérations et des carrières ».
En
effet, faisant fi des propositions préalables puis de l’opposition de
l’ensemble de la communauté scientifique, le gouvernement maintient
intégralement son projet de LPPR. Il demande aux syndicats des personnels de
l’ESR de cautionner ce texte avant le vote de la LPPR en procédure accélérée
à l’Assemblée nationale le 17 septembre.
Pour
quelques miettes, le gouvernement nous demande d’avaliser un régime
indemnitaire arbitraire, le dispositif des tenure-tracks, les CDI de
mission scientifique ainsi qu’une dotation renforcée de l’ANR au dépend d’un financement
récurrent.
Il nous demande donc d’entériner l'individualisation des rémunérations et la
mise en place de statuts multiples, toujours plus précaires, dans l’ESR,
c’est-à-dire de renier ce qui fonde le combat syndical contre la précarité et
pour l’amélioration des droits collectifs.
Il
n’est pas envisageable pour nous que notre
syndicat signe un tel texte.
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Motion
de la section du SNASUB-FSU de l'Ecole normale supérieure
de Paris-Saclay,
le 7 septembre 2020, à Gif-sur-Yvette :
Non
à la signature du protocole LPPR
La section du SNASUB-FSU de l'Ecole normale
supérieure de Paris Saclay, se prononce contre la signature par notre syndicat,
par la FSU du protocole
« Projet de loi de programmation pour la recherche (2021-2030)
- Accord relatif
à l’amélioration des rémunérations et des carrières ».
En effet, le gouvernement maintient intégralement son projet de LPR.
Il demande aux syndicats des personnels de l’ESR de cautionner ce texte avant
le vote de la LPR en procédure accélérée à l’assemblée nationale le 17 septembre.
Pour quelques miettes (environ 10 euro/mois pour les agents BIATSS),
le gouvernement nous demande d’avaliser un régime indemnitaire arbitraire, avec
le développement de la part au mérite du RIFSEEP. La généralisation d’un
recrutement de contractuels dans la Recherche (les CDI de mission
scientifique), ainsi qu’une dotation renforcée de l’Agence National de la
Recherche au dépend d’un financement récurrent de la Recherche.
Ce protocole est une avancée supplémentaire de l'individualisation
des rémunérations et de la mise en place de statuts multiples, toujours plus précaires,
dans l’ESR. Ainsi le gouvernement en demandant aux syndicats de signer leur
demande de renier ce qui fonde notre combat syndical contre la précarité et
pour la défense des statuts et de leurs garanties collectives, et de tourner le
dos à notre revendication élémentaire du déblocage de la valeur du point de
l’indice.
Il n’est pas envisageable pour nous
que notre syndicat ou la fédération signe un tel texte.
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Motion
des sections syndicales SNCS-FSU, SNTRS-CGT, SUD Recherche EPST
du campus CNRS de Grenoble, le 15 septembre 2020
Les sections syndicales (SNCS-FSU, SNTRS-CGT, SUD Recherche EPST)
du campus CNRS de Grenoble se sont réunies en intersyndicale le 15 septembre
2020. Aujourd'hui, le gouvernement
demande aux syndicats de l’ESR de signer un protocole d'accord visant à
l’application de la LPR. Depuis plusieurs mois nous nous sommes mobilisé.e.s et battu.e.s contre ce
projet de loi et pour son retrait avec nos collègues du CNRS qui y sont
également opposé.e.s et qui s'inquiètent de l'avenir
de la recherche publique telle qu'elle se dessine dans ce projet.
Nous
ne pouvons pas accepter que les organisations syndicales signent un tel protocole
qui nous condamne à accepter la LPR.
C'est
pourquoi nous vous demandons de ne pas signer ce protocole d'accord.
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Motion
adoptée en AG FSU sur la fac de Grenoble, le 21 septembre 2020
L’assemblée
générale de la FSU-ESR de Grenoble, réunie le 21 septembre sur le campus universitaire,
se prononce, à l’unanimité, contre la signature de l’accord » Projet de loi
de programmation pour la recherche (2021-2030) - Accord relatif à
l’amélioration des rémunérations et des carrières ».
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Intervention
du courant Front Unique dans le débat général à la CA académique du SNES,
Clermont-Ferrand, le 14 septembre
LA RESPONSABILITÉ DU SNES EST DE REJETER L’INVITATION DU MINISTRE
À PARTICIPER À « L’ARNAQUE » DU GRENELLE DES
PROFS
Chaque jour, les travailleurs mesurent les effets
dévastateurs de la crise économique (en particulier l’augmentation du chômage)
dont l’épidémie du Covid 19 n’est qu’un amplificateur.
Crise du Covid, qui permet toutes les justifications à la
bourgeoisie pour s’attaquer à ce qui reste d’acquis ouvriers.
Crise du Covid, qui par ailleurs n’a en rien mis fin aux
violences policières, à la répression sous toute ses formes, y compris contre
les militants syndicaux, bien au contraire, nous y reviendrons.
Dans son offensive généralisée contre les acquis des
travailleurs, le gouvernement Macron-Castex-Blanquer réserve aussi une place de
choix à la destruction de ce qui reste du statut des enseignants à travers son
« Grenelle des professeurs »
annoncé le 30 août dernier, à l’image du « Ségur de la santé », ce dernier ayant marqué un pas important
dans la pulvérisation du statut de la Fonction publique (négociation locale du
temps de travail et de l’annualisation, salaire à la performance…).
Alors, que recherche réellement le gouvernement avec son
Grenelle ?
Augmenter le salaire réel des enseignants par une
augmentation du point d’indice ?
Augmenter le nombre de postes statutaires d’enseignants
recrutés sur la base de concours nationaux permettant une réduction
significative du nombre d’élèves par classe ?
Les enseignants savent bien que non ! Ils savent
que derrière l’argument fallacieux d’une prétendue revalorisation salariale des
enseignants, le gouvernement vise l’objectif de la liquidation complète du
statut.
En présentant le Grenelle, Blanquer ne le cache en
rien : « ça passe par une
transformation profonde du système éducatif : gestion des ressources
humaines... promouvoir l'esprit d'équipe » (voir Café pédagogique
du 31 08 2020).
Traduisons, cela veut dire accentuer l’autonomie, donc le
pouvoir des chefs d’établissement dans tous les domaines, avancement,
promotions, mutations…
Cela veut donc dire la multiplication des mutations forcées
à l’image de celle d’une collègue du lycée de Chamalières quelques jours avant
la rentrée (réintégrée depuis).
Ce dispositif, qui renvoie directement aux méthodes
managériales du secteur privé, complète évidemment la liquidation des
commissions paritaires, seules à même de permettre un contrôle réelle par les
organisations syndicales et leurs représentants.
Quelle est la position de notre syndicat par rapport à la
présence au Grenelle ?
Doit-il se « prêter au jeu » du « dialogue
social » avec le gouvernement en rentrant dans les discussions sur « la transformation profonde du système
éducatif », alors même que l’objectif du ministre est
parfaitement clair ?
Doit-il au contraire refuser de s’inscrire dans ce cadre et
tout mettre en œuvre pour faire reculer le gouvernement et sa
« contre-révolution scolaire » comme certains la nomment ?
En effet, l’article de Marianne
du 11 septembre sur ce sujet et intitulé « Les cinq attaques du duo Macron-Blanquer contre le métier de
professeur » dit ce que la direction de notre syndicat ne dit pas.
C’est quand même extraordinaire ! Je cite : « Dans ces conditions, l’inquiétude peut être de
mise de manière on ne peut plus légitime. Car un des piliers de la
contre-révolution scolaire actuellement en marche sous la férule du duo Macron
/ Blanquer réside dans la remise en cause fondamentale du métier et de
l'expertise des enseignants. »
L’école ouverte au profit dans toutes ses dimensions passe
nécessairement par la casse définitive du statut. Tel est l’objectif réel du
Grenelle.
L’article conclut sur « L'arnaque du futur Grenelle ». Est-ce vrai ou faux ?
Frédéric Rolet, secrétaire générale de notre syndicat, a
fait preuve de « son scepticisme » sur Europe 1 le lendemain de
l’annonce de Blanquer.
Quelle place y a-t-il pour un quelconque scepticisme, pour
la moindre interrogation, sur les objectifs du Grenelle?
Sceptique? Pour la direction de notre syndicat
les objectifs du ministre seraient ambigus ?
Est-ce pour cela que rien n’a été encore publié sur le
Grenelle par notre organisation ?
Or les discussions devraient commencer en octobre. C’est
tout de suite qu’il faut alerter les collègues, c’est tout de suite qu’il faut
prendre position, dénoncer, annoncer que nous ne nous prêterons pas à ce
jeu de dupes.
Indiquer d’ores et déjà que le Snes refuse toute participation au « Grenelle des
professeurs » est la première
des responsabilités de notre direction syndicale. »
<>
La
direction académique a appelé à rejeter notre motion (voir plus bas) en
expliquant : « ne pas aller au Grenelle serait une erreur, il faut
qu’on y aille pour porter nos demandes, comme la revalorisation du point
d’indice, etc. ». Chacun peut mesurer déjà les acquis engrangés par le biais du
« dialogue social » sur la revalorisation depuis la loi de
transformation de la Fonction publique !!!.
Sur ce
dernier point de la « revalorisation », notons que le secrétariat
académique a indiqué vouloir se battre pour obtenir le doublement de l’ISO.
S’il apparaît qu’une telle augmentation de l’ISO serait un gain de pouvoir
d’achat non négligeable, la seule revendication salariale conforme à la défense
de notre statut et qui unifie tous les fonctionnaires est celle de
l’augmentation du point d’indice, sans condition. Aujourd’hui, sans condition,
cela veut dire, sans contrepartie sur la destruction du statut. C’est ce que
nous devons défendre !
Nous
avons aussi déposé une motion contre la répression antisyndicale dont est
victime O. Sillam (adoptée à l’unanimité) et avons
voté une motion en défense du combat des travailleurs de Biélorussie présentée
par le secrétariat académique (adoptée à l’unanimité également).
Motion sur la répression
Le 9 septembre notre camarade O. Sillam
a été condamné à 6 mois de prison avec sursis et 5000 euros d’amende pour des
slogans dans une manifestation à Nice.
La CA académique du Snes de Clermont exige la relaxe du
camarade.
La CA académique exige aussi l’arrêt des procédures
judiciaires et disciplinaires, les mutations d’office pour tous les camarades
pour des raisons syndicales.
La CA académique estime qu’une campagne nationale publique
et nationale contre la répression antisyndicale est nécessaire, tant à
l’échelle du Snes, que de la fédération.
13 Pour 0 Contre O Abstention
Motion « Pas de
participation au “Grenelle des professeurs” »
Le 30 aout dernier, Blanquer a annoncé la tenue d’un
« Grenelle des professeurs ».
La CA académique du Snes considère que cette concertation
n’a pour but que de liquider ce qui reste du statut des enseignants.
En conséquence, elle s’adresse à la direction du Snes :
« Aucune participation au “Grenelle des
professeurs” ».
2 Pour 11 Contre 0 Abstention
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Intervention
du courant Front Unique au Conseil national de la FSU (21 septembre 2020)
La crise sanitaire a déchaîné la crise économique et toutes deux
ravagent la planète avec les pires attaques contre les travailleurs, les jeunes
et les populations.
En France, les plans de licenciements se multiplient, les accords
dits de performance collective conjuguent liquidation d’acquis, augmentation du
temps de travail, baisse des salaires et licenciements.
Le gouvernement Macron-Castex veut exploiter les circonstances
pour aider le patronat à porter des coups historiques au prolétariat. Il veut
aussi accentuer les attaques contre les fonctionnaires, leurs statuts et ce
qu’il reste des règles nationales quant à leur temps de travail, leur rémunération,
leurs conditions de travail, leur déroulement de carrière.
Il déchaîne la répression contre les travailleurs qui tentent de
résister. Tout est prétexte pour déployer les flics contre les manifestants,
contre ceux qui ne portent pas de masques, jusqu’au sein des établissements
scolaires. Nous devons dénoncer et combattre la persécution orchestrée par
Blanquer contre nos collègues de Melle.
La scandaleuse condamnation de notre camarade Olivier Sillam témoigne de la marche ininterrompue à l’État policier
que ce gouvernement poursuit Covid ou pas. Et la nouvelle doctrine policière
qui consiste à « aller au contact » et intervenir dans les
manifestations n’est que la systématisation de ce qui a été pratiqué à Nice et
ailleurs.
La détermination gouvernementale contre les migrants ne connaît
pas de trêve. Signalons la récente interdiction préfectorale aux organisations
humanitaires de livrer des repas à ceux de Calais. Et avec le projet de loi sur
le « séparatisme », Macron poursuit le pillage du programme du RN.
Le gouvernement reste pleinement concentré sur sa politique
réactionnaire en faveur exclusive des capitalistes. Son plan de relance en est
l’illustration avec des dizaines de milliards en faveur des capitalistes, la
mise à disposition d’apprentis sans bourse déliée etc.
Mais affaibli par la haine croissante qu’il suscite, pour
poursuivre et amplifier ses attaques, il a besoin du soutien des directions des
organisations syndicales. C’est pourquoi dès le départ, Castex a insisté sur la
nécessité de renforcer le dialogue social avec elles. Le 16 juillet il a
organisé une conférence du dialogue social qui a permis aux dirigeants de FO et
de la CGT de se féliciter du changement de ton du gouvernement.
Pourtant celui-ci n’a nullement renoncé à ses contre-réformes.
Pour l’assurance chômage les mesures ont été simplement différées. Quant à
celle des retraites, il a commandé au Conseil d’orientation des retraites (COR)
un nouveau rapport pour justifier des mesures drastiques contre les actifs et
les retraités.
Notre fédération doit quitter le COR, instrument du gouvernement.
Quant au Ségur de la Santé, derrière des annonces d’augmentation
toujours en attente, le principal objectif du gouvernement, c’est le dynamitage
statutaire de la fonction publique hospitalière qu’il prévoit (négociation
locale du temps de travail et son annualisation, salaire lié à la performance,
augmentation du plafond des heures supplémentaires etc).
Dans la même perspective, les annonces de financement en moins, le
gouvernement prépare un « Grenelle » dans l’Education.
Là aussi, il s’agit pour lui de porter de nouveaux assauts contre les statuts
des personnels.
Aussi, notre fédération et ses syndicats doivent refuser de
participer à ce « Grenelle ».
Aujourd’hui, s’ouvre en procédure accélérée l’examen de la LPR
(Loi de programmation de la recherche) à l’Assemblée Nationale. Son contenu est
totalement conforme au projet LPPR qui avait suscité une forte mobilisation
pour son retrait parmi les étudiants et les personnels de l’Enseignement
supérieur et la recherche.
Au moment où le gouvernement laisse les universités gérer une
rentrée catastrophique, sa seule préoccupation est de faire passer sa LPR. Pour
cela, il a concocté un projet de protocole dit de revalorisation dont
l’objectif majeur est d’associer les dirigeants syndicaux qui le signeraient à
l’adoption de la LPR.
La CA du SNESup du 10 septembre, unanime, qualifie ce protocole
ainsi : « Une
« revalorisation » conditionnée à l’acceptation de la LPPR : un
chantage inacceptable » et en conclut : « Le SNESUP-FSU s’oppose à la
signature d’un accord qui pose comme préalable l’acceptation de la LPPR ».
D’autres syndicats de notre fédération sont aussi sollicités pour
apporter une caution au gouvernement par une éventuelle signature.
Notre fédération qui est engagée sur cette question doit refuser
cette signature.
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